Accueil en résidence - Le Pocket Théâtre

Au mois d'avril, La Minoterie accueillait Le Pocket Théâtre en résidence de création durant une semaine.

 

La compagnie, dirigée par Thierry Combe (comédien, metteur en scène, auteur) développe un travail artistique qui s’apparente à un travail documentaire ; elle aborde des questions sociétales en essayant d’y trouver des réponses dans l’intime.

Leur dernière création, Au pire, ça marche ! interroge l’engagement politique, le vote, l’idée de démocratie, de comment faire société ensemble et des liens qu’entretiennent ces notions avec l’école et l’éducation.

Le spectacle s’articule autour de trois notions clés que sont la Démocratie, l’Education et le Football. Le questionnement de la démocratie vient d’un désenchantement global pour la politique et de la nécessité d’en réinterroger nos rapports, notamment à travers la question de l’école. C’est pourquoi la compagnie a décidé d’orienter ce spectacle, en partie, vers les adolescents. La question du foot, elle, est d’abord apparue plutôt par malice, mais s’est rapidement révélée pertinente pour le projet. Le foot, qui aurait pu être ici tout autre sport, est une manière d’interroger comment nous faisons équipe, que ce soit à l’échelle d’une salle de classe, d’un conseil municipal, d’une nation ou d’une équipe de foot. Il pose la question de l’individuel et du collectif.

Avec ce projet-là, l’idée est de produire un spectacle qui soit au plus proche de la réalité de l’ici et du maintenant. A la différence des précédentes créations de la compagnie, très axées sur la trajectoire de vie de son auteur, l’idée est ici d’aller au-devant des gens. C’est ce qui a déclenché l’envie d’aller interviewer des personnes par le prisme d’un des trois thèmes. Ces interviews, qui devaient initialement servir à l’écriture formelle du spectacle, se retrouvent finalement réinvesties de manière directe par le biais de retransmissions vidéo. Pour ce projet qui implique individus et spectateurs, le dispositif scénique a été repensé. Partout, la caravane se pose, comme témoin du chemin parcouru ; celui de la vie de son auteur comme celui du projet, avec des gens qui passent et laissent une trace.

La compagnie va continuer, dans le cadre de ce projet et à chaque fois qu’il sera joué, de rencontrer des gens et d’augmenter sa « boite à outils ». La place du spectateur, ou « spect-acteur », étant essentielle dans ce spectacle où les individus sont investis, concernés, et où le 4ème mur n’existe plus.